A french couple learning to be sheep keepers…

une vue sur les Grampians à couper le souffle depuis les Balconies

une vue sur les Grampians à couper le souffle depuis les Balconies

Saviez-vous que l’Australie est le 1er pays exportateur de laine ? Nous non, mais on n’en doute plus, vu le nombre de moutons autour de nous ! Après notre expérience de tonte dans notre ferme précédente (que 182 moutons), nous voilà « éleveurs de moutons » pour une semaine… Et oui, les fermiers sont partis en vacances pour une semaine et nous ont confié leurs quelques 3000 moutons, 50 vaches, 6 chiens de travail et 5 chevaux !

Les Grampians vus de la ferme.

Les Grampians vus de la ferme.

les 6 chiens

les 6 chiens

 

 

 

 

 

 

 

Notre tâche : nourrir tout ce beau monde ! Les chiens, ça va, on connait… les chevaux, trop facile… mais les 3000 moutons, c’est une autre affaire ! Car non seulement ils sont séparés par groupes de 200-250 dans différents « paddocks » (si vous calculez bien ça fait au moins 12 paddocks), ne mangent pas le même foin s’ils sont agneaux ou brebis, et pas la même quantité s’ils sont 200 ou 300. En plus, ces prairies ne sont pas de la taille de nos jardins : le total de la propriété fait 450 hectares environ… Bref, pour ne trop se tromper, on a fini par demander une carte à nos fermiers et on a tout récapitulé sur notre beau papier !

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Voilà donc Jérôme au volant d’un gros tracteur tout électronique, avec une super remorque (très rustique et qui casse souvent) qui éparpille le ballot de foin dans les prairies… MS se balade en « yut » (véhicule utilitaire, pick up quoi) et va checker en avance les paddocks où il faut rajouter du foin. Imaginez juste 250 moutons accourant vers vous en bêlant tous, un sacré concert !

Niveau eau, ce n’est pas trop difficile à gérer : dans chaque paddock environ, il y a un petit moulin qui pompe de l’eau du forage et la stocke dans un gros réservoir avant de la redistribuer dans les abreuvoirs. Bref, ça c’est facile, nous  vérifions juste que ça marche.

Autre point à surveiller : les feux. Car  en plein été en Australie, c’est malheureusement très fréquent qu’un feu démarre et étant donné les étendues et la sècheresse, il s’étend très vite.  Nous avions donc toutes les consignes pour « si jamais » (N° des pompiers, de la propriété, réservoir sur le Yut avec pompe pour faire extincteur…). Et dès lundi soir, petite frayeur : de la fumée au loin, qui s’approche de plus en plus. Ouf, ce sont les pompiers qui ont déclenché ce feu, pour enlever les broussailles et faire un « firebreak » (en gros l’idée est que s’il y a un feu dans un champ, il s’arrêtera là car il n’y aura plus rien à bruler).

Donc voilà notre job du moment. Ceci dit, ce n’est pas un boulot à plein temps, on a donc pu aller visiter un peu la région : randonnée dans les Grampians (montagnes à 15 minutes de la ferme) et autre après-midi dans le parc national, journée à Portland et Cape Bridgewater sur la côte (dommage, il a fait plutôt très mauvais ce jour-là…).

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Mais Old Boy nous manque et la route aussi ! Et puis, il faut qu’on avance un peu tout de même, car dans 7 semaines c’est, le retour en France !!! Donc à partir de lundi, nous serons « on the road again », cette ferme était notre dernière longue escale et notre dernier boulot australien.

Petit apreçu de notre programme : une semaine sur la Great Ocean Road et Melbourne avant de prendre le ferry pour 2 semaines en Tasmanie. Ensuite nous avons une semaine pour faire Melbourne – Sydney puis on se réserve une semaine pour tenter le surf et en même temps revendre Old Boy (snif) du coté de Sydney. Nous passerons nos 2 dernières semaines avec la maman de MS aussi dans ce coin là.

Voilà, vous savez tout, à vous de nous donner de vos nouvelles maintenant !

 

Publié dans Blog Australia